Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE (Diagnostic de Performance Energétique) évolue faisant ainsi passer le facteur de conversion à 1.9 (contre anciennement 2.3). Ce coefficient sert à évaluer énergétiquement les logements existants.
Energie primaire : L'énergie primaire est l'énergie contenue dans les ressources naturelles, avant une éventuelle transformation. Le fioul, le gaz, le bois, le vent ou le soleil sont des exemples d'énergie primaire.
Energie secondaire : Une énergie secondaire existe grâce à la transformation d’une énergie primaire. L’électricité est par exemple une énergie secondaire. Elle n’existe pas directement dans la nature et nécessite le recours à une autre énergie. Dans une centrale nucléaire, on fissure de l’uranium pour produire de l’électricité par exemple.
Energie finale : L'énergie finale est l'énergie utilisée en bout de chaine par le consommateur, c'est-à-dire après transformation des ressources en énergie et après leur transport. C’est cette énergie qui est facturée par le fournisseur.
En pratique pour le DPE : concrètement, avec un facteur de conversion de 1.9 pour l’électricité, cela signifie que pour consommer 1 kWh d’électricité, il a fallu en produire 1.9 en amont.
Le but de tout rapporter en énergie primaire est de comparer les consommations des énergies entre elles, en prenant en compte les pertes liées à la transformation et à l’acheminement.

On constate que seule l’électricité a un coefficient d’énergie primaire supérieur à 1. C’est donc l’énergie la moins « efficace » car les pertes sont nombreuses au niveau du rendement des centrales et du transport sur le réseau.
Un nouveau projet d’arrêté prévoit de nouveau d’abaisser ce coefficient à 1,7 (facteur de conversion de l’électricité dans les DPE et les audits énergétiques) à compter du 1er janvier 2027.
Le coefficient de conversion de l’électricité n’en a pas fini d’être ajusté. Après son passage à 1,9, un nouveau projet d’arrêté prévoit de ramener cette valeur à 1,7 pour les DPE et les audits énergétiques. Celui-ci vient d’être mis en consultation publique.
Comme lors des précédentes évolutions, le texte prévoit la possibilité de télécharger gratuitement sur l’Observatoire DPE-audit de l’Ademe une attestation de changement d’étiquette. Cette attestation se limiterait à tirer les conséquences du nouveau coefficient, sans remettre en cause les données d’entrée ni les travaux réalisés dans le diagnostic ou l’audit initial.
S’il était publié en l’état, les dispositions de ce texte entreraient en vigueur au 1er janvier 2027.